Dossiers et études en psychologie



LA CRAINTE DE L’EFFONDREMENT ET LA VIOLENCE A L’ADOLESCENCE





Introduction

La crainte de l’effondrement et ses liens avec l’agir violent à l’adolescence

Dans La crainte de l'effondrement, Winnicott met en évidence un type d'angoisse particulière observé lors de son expérience clinique auprès de certains patients: des angoisses permanentes d’effondrement. Ces angoisses archaïques concernent l’effondrement de la structure du moi et se traduisent par une peur de l’annihilation. En effet, chez ces patients le moi se trouve menacé de désorganisation face aux expériences agonistiques primaires car il n'a pas pu se constituer défensivement contre la faillite de l'environnement.

Ainsi, selon Winnicott cet effondrement a déjà eu lieu mais à une période où le moi était trop faible et trop immature pour l’éprouver et l’expérimenter sans en être détruit. Le travail d’intégration de ces expériences primitives, nécessite l’entremise symbolisante de l’environnement, et ainsi, la présence d’une mère suffisamment bonne, contenante et étayante, pour que se produise le travail de transformation de ces expériences, alors irreprésentables pour l’enfant. La crainte de l'effondrement est donc liée à une faillite de l’organisation défensive envers ce vécu précoce que le moi n’a pu intérioriser et dont il n’a pu garder la trace sous forme de souvenir. L’effondrement originel constitue alors un traumatisme psychiquesans lieu, ni temporalité. Par ailleurs, les affects ont été clivés puisque, même sans contenu mnésique, il reste chez le patient un espoir que cet effondrement puisse être un jour vécu.

R. Roussillon dans Agonie, clivage et symbolisation (1999), a particulièrement bien décrit ce clivage où le Moi s’ampute d’une expérience traumatique, qui n’est pas intégrée dans la subjectivité. Les « traces » du trauma ont alors tendance à faire retour, en provoquant des manifestations symptomatiques telles que les somatisations, hallucinations ou encore les passages à l’acte violents à l’adolescence. En effet, chez certains adolescents violents, il est possible de constater la menace narcissique singulière que constitue le rapport à l’objet. Une mise en péril narcissique sous tendue par la crainte d’un effondrement identitaire. Un tel type d’angoisse révèle non seulement la présence de cette menace interne, issue du clivage entre préservation du lien objectal et sauvegarde de l’intégrité narcissique, mais aussi la résurgence d’une expérience traumatique infantile n’ayant pu s’inscrire psychiquement.



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Publié le 21/06/2010 Par Cindy
 

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Etude sur les parents éprouvant des difficultés avec leurs enfants pendant l'adolescence
Dans le cadre de mon master de recherche, je cherche à contacter des couples qui se disent en grande difficulté à cause de leurs enfants adolescents. L'idée est de réfléchir à des contacts autour de vous, de prèt ou de loin qui se plaignent de violences de la part de leurs adolescents (insultes, agréssivité..).
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