Fiche decrivant la position dépréssive selon M. Klein
La position dépressive, selon Mélanie Klein
Introduction (résumé de la position schizo-paranoïde)
Durant le premier semestre de vie, l’enfant passe par la position schizo-paranoïde. Il vit une angoisse de persécution, de part une forte fragmentation de sa vie psychique. Afin de s’en protéger il utilise des mécanismes de défenses. Le clivage permet a l’enfant de conservé un bon sein qui le rassure (introjection) et de canaliser son agressivité (projection sur le mauvais sein). L'accès à la position dépressive implique la possibilité d'élaboration d'un fonctionnement plus intégré.
Un moi capable d’éprouver de l’angoisse
Le bébé va peu à peu prendre conscience que c’est la même personne qui parfois le frustre et parfois le satisfait (l’ambivalence). De plus il commence à prendre conscience du fait que son objet d’amour est indépendant de lui. Une angoisse va naîtrechez l’enfant, celle que ses propres pulsions destructrices auraient pu, ou pourraient, détruire l’objetqu’il aime et dont il dépend totalement. C’est l’angoisse de perte d’objet. En effet l’enfant, ne se rend pas compte encore, de la différence entre son fantasme et la réalité.
Un moi capable d’employer des mécanismes de défense
Transition
Le clivage de l'objet s'assouplit : là où il y avait un bon sein et un mauvais sein, selon le schéma de l'objet partiel, le bébé commence à intégrer sa mère comme une personne ambivalente, à la fois satisfaisante et frustrante. L’enfant sent de plus en plus que le « bon objet » et ses pulsions de vie sont plus forts que les mauvaises. Il aura donc moins peur de ses pulsions mauvaises et des attaques imaginaires et il aura donc moins envie de les projeter.
Les mécanismes de défenses maniaques
L’enfant se défend de la dépendance à la mère et de l’ambivalence en réactivant le clivage de l’objet et du moi.(Processus par lequel le moi peut se scinder pour faire face à une réalité dangereuse ici il tend à séparer les bonnes et mauvaise partie de l’objet.)Il utilisera aussi un Contrôle omnipotent de l'objet (s'appuie sur des relations d'objet qui se caractérisent par le contrôle le triomphe et le mépris. L'objet est contrôlé de manière toute-puissante, de façon à ce que la perte d'objet n'entraîne ni souffrance, ni culpabilité). Ceci peu s’accompagné du déni de tout sentiment de destruction et de perte.
Les processus d’introjection s’intensifient (opération psychique qui permet au sujet de localiser à l'intérieur ce qui se situe en fait à l'extérieur. La tendance naturelle est d'introjecter les bons Objets à l'intérieur de soi pour fortifier son Moi.)Ce mouvement d’introjection se comprend par l’affaiblissement de la projection
Parallèlement, la diminution du mécanisme d’identification projective (L'enfant se projette fantasmatiquement à l'intérieur de la mère pour y exercer sa toute-puissance) rend compte au bébé qu’il ne peut contrôler l’objet.
Le mécanisme de réparation
La culpabilité d’avoir soi-même détruit cet objet entraîne chez l’enfant un désir de le réparer. Chaque fois que sa mère le quitte, le nourrisson craint d’avoir dévorée sa mère et il ressent alors une angoisse terrible. La réparation consiste à réparer fantasmatiquement les objets d’amour que l’enfant a détruit fantasmatiquement. Ce sont les pulsions de réparation qui poussent l’enfant à recréer les objets perdus. En même temps, son souci de protéger ses objets l’amène à sublimer ses pulsions lorsqu’elles lui paraissent trop destructrices.
Un moi capable d’établir des relations primitives d’objets.
L’enfant va éprouver des sentiments agressifs et des sentiments d’amour à l’ égard de la mère, elle est source de gratifications et de frustration, ceci fait apparaître l’ambivalence de l’objet. Les absences de la mère sont au départ vécu comme une disparition totale, cependant grâce a des expériences répétées, l’enfant intègre progressivement un sentiment de sécurité. Comme l’enfant ne fait pas alors de distinction stricte entre la réalité et le fantasme, il aura peur de perdre l’objet maternel.
L’enfant reconnaît sa mère non plus comme des objets séparés (mains, yeux, seins, etc.) mais comme un objet totale, qui peut être parfois bonne, parfois méchante, tantôt présente, tantôt absente et qui peut être aussi bien aimée que détestée.
En conclusion
Le moi se renforce par la croissance et par l’assimilation de bons objets introjectés en lui. Les premières racines du surmoi sont à ce stade formées des objets idéaux et des persécuteur introjectés durant la position schizo-paranoïde. C’est le début du renoncement à la toute puissance vers une prise de conscience croissante de la réalité.
L'élaboration de la position dépressive vise à établir au cœur du moi du nourrisson un objet interne total suffisamment stable. Ceci n’est pas sans rappelé la notion de deuil qui est réussit lorsque le sujet aimé et perdu est introjectés a l’intérieur du moi.
L’enfant est poussé dans l’élaboration de se conflit vers la symbolisation se qui déplace ses pulsions négatives dans le registres des représentations symboliques.
M. Klein ayant évolué dans sa pensé, on considère aujourd’hui ces positions comme renvoyant davantage à des états momentanés d'organisation du moi, subissant des fluctuations incessantes. Cette position dépressive, selon M. Klein, ne se passe pas uniquement pendant la petite enfance, mais va se rejouer au cours de la vie.
Publié le 23/03/2010 Par Cindy


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Mardi 23 Mars 2010


Posté le Samedi 11 Septembre 2010 à 11:49:45
Ca m'a éclairé sur beaucoup de choses.
Attention aux fautes d'orthographe...