Le groupe, un sujet psychanalytique?
Le groupe, un sujet psychanalytique?
Freud dira : « chaque individu est
une partie constitutive de nombreuses masses liée de nombreux cotés
par identification et il a édifié son idéal du moi selon les
modèles les plus divers ». Foulkes reprend cette idée en
disant que ces âmes de masses s’intègrent au moi, et qu’elles
en font partie, que le social est externe et interne et qu’il est
au cœur de la personnalité individuelle.
Donc un individu se guérit plus facilement dans un groupe. Position positive du groupe, différente de Bion.
Les théories principales
La
psycho-dynamique de groupe
(renvoi à Freud : il y a différentes forces à l’intérieur
de l’individu). C’est l’idée que dans un groupe il y a une
certaine unité : avec plusieurs niveaux de communication et des
transferts en parallèle. Selon Foulkes si l’on pense un groupe
comme ayant un trouble névrotique ce serait le produit d’un
certain nombre de personnes qui coopèrent pour le mettre en lumière
et l’y maintenir.
Foulkes/Kaës : Cela laisse penser à l’appareil psychique groupal (Kaés)
1) Idée que le groupe est une unité il forme un tout, différent de la somme des individus : ils sont placés comme dans une matrice, le ventre d’une mère
Matrice : C’est l’image d’une trame hypothétique de relation et de communication dans un groupe. C’est un maillage en évolution constituant un fond de compréhension inconsciente.
Foulkes parle de groupe comme d'une matrice psychique. Pour lui cette matrice est à la base de toutes communications. Pour Foulkes le groupe est plus précisément une matrice dynamique où chaque individu occupe une position nodale (chaque individu du système étant en interaction permanente).
Matrice dynamique c’est la création du groupe évoluant en fonction de la dynamique de groupe.
Foulkes/Kaës : Le concept de matrice dynamique rejoint les différentes conceptions du « groupe interne » selon R. Kaës.
2) Le groupe communique à plusieurs niveaux
Il déterminera différents types de communications :
- communication verticale : l’individu parle au thérapeute avec le fantasme que les pulsions sont réprimées et contrôlées
- communication circulaire : reconnaissance de la fonction du thérapeute
- communication triangulaire : groupe parle au thérapeute avec des pulsions comprises et contrôlées
- communication horizontale : égalité entre les individus du groupe, les pulsions sont donc fortes.
La dynamique de groupe apparaît ici comme le résultat de l’ensemble de ces mouvements de communication.
3) Le groupe vit avec de multiples transferts
Foulkes dira que les groupes psychothérapeutiques sont des groupes de transferts car les membres peuvent s’utiliser l’un l’autre. Foulkes montre la multiplicité des modes relationnels. Sa théorie est multidimensionnelle et complexe.
Foulkes/Bion : Ceci a été mis en parallèle avec la théorie de Bion (Malcom pines et coll. In Bion et group psychothérapy ». La théorie de Bion est vue comme un constat de ce dont il faut se dégager. Bion essaierait de conserver l’unité de groupe. Foulkes lui a une analyse plus complexe et plus fine.
Plusieurs
niveaux de transferts
Des transferts horizontaux (les autres patients sont des supports de projection)
Des transferts verticaux (sur la personne du thérapeute).
Polarisation : le groupe offre cette dispersion d’éléments qui peuvent être combinés de façon complexe en particules sur les autres membres du groupe. Ils vont être représentés par différents individus du groupe.
Résonance : l’individu exposé à un autre individu semble instinctivement et inconsciemment y répondre de la même façon.
L’effet de miroir La situation de groupe permet à l’individu de s’identifier à un autre et ainsi ça le sort de son isolement et le confronte à d’autres personnes qui souffrent comme lui. Ça lui permet de pouvoir bouger un peu par rapport à sa position.
Cindy Vicente
Publié le 04/11/2009 Par Cindy


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Mercredi 04 Novembre 2009

