PROBLEMATIQUE DE MON TRAVAIL DE RECHERCHE Et SPECIFICITE DU DEUIL PERINATAL

Vendredi 31 Décembre 2010


Depuis de nombreuses années, la majorité des équipes de soins chemine avec les couples vers la réalisation de l’Interruption Médicale de Grossesse (IMG) dans le cas d’une pathologie fœtale sévère. Ce geste n’en reste pas moins anodin pour les couples et pour les soignants vivant et prenant en charge la situation. Dans certaines structures hospitalières, le nombre de poursuites de grossesses dans un contexte de malformations fœtales graves augmente chaque année...

1. PROBLEMATIQUE
Depuis de nombreuses années, la majorité des équipes de soins chemine avec les
couples vers la réalisation de l’Interruption Médicale de Grossesse (IMG) dans le cas d’une
pathologie foetale sévère. Ce geste n’en reste pas moins anodin pour les couples et pour les
soignants vivant et prenant en charge la situation. Dans certaines structures hospitalières, le
nombre de poursuites de grossesses dans un contexte de malformations foetales graves
augmente chaque année (A. Yamgnane et al, 2007). L. Alvarez et al (2008) note bien que
l’IMG ou que la poursuite de la grossesse, expériences à haut risque de traumatisme1, ne sont
des issues ni bonnes ni mauvaises. L’une et l’autre semblent d’ailleurs pouvoir entraver ou
favoriser le processus de deuil (W. Holzgreve et J. Lorenzen, 1995).
Le traumatisme se caractérise par « un afflux d’excitations qui est excessif,
relativement à la tolérance du sujet et à sa capacité de maitriser et d’élaborer psychiquement
ces excitations » 2 et où le pare excitation du sujet subit une effraction étendue qu’il s’agira,
dans le meilleur de cas, de rétablir petit à petit. « L'impact du traumatisme et l'évolution de
son empreinte ultérieure sont indissociables de l'anamnèse du sujet.
Seule une analyse du traumatisme présent à travers le prisme de l'historicité permet d'obtenir l'acuité d'un point de vue psychanalytique mettant en exergue la dynamique de l'après-coup. »3
Nous nous interrogeons aujourd’hui sur le devenir des parents et des « devenant
parents » ayant vécu une perte foetale suite à l’annonce d’une foetopathie sévère. Nous nous
intéressons en particulier aux couples ayant interrompu leur grossesse ou l’ayant poursuivie
dans un accompagnement du nourrisson en soins palliatifs après un diagnostic d’anomalie
foetale grave.
Quel chemin de deuil emprunte ces femmes et ces hommes qui interrompent
« leur » grossesse ou qui la poursuive dans la rencontre avec leur bébé vivant ? Que
pourra étayer ces femmes et ces hommes dans ce moment de perte périnatale ? Quels
facteurs en favorisent ou en freinent la négociation psychique ?

1 Statham H, 2000 et Korenromp M.J., 2009.
2 Laplanche J. et Pontalis J.B., 2004

2. LA SPECIFICITE DES SITUATIONS DE DEUIL PERINATAL
Pour le travail de deuil, R. Roussillon (2001) nous parle de la nécessité de l’existence
de l’objet et M. Hanus (2003) de l’importance de la distinction de l’objet en lui-même. Si la
mère objectalise peu à peu le foetus au cours de la grossesse, l’accouchement marque la
séparation des deux corps. Il devient le bébé aérien que l’on tient dans les bras, que l’on
regarde nous regarder, nous sentir et nous écouter. Il devient un objet externe, distinct du
corps de la mère. L’investissement narcissique et objectal s’intrique encore chez la mère mais
l’altérité s’inscrit.

3 S. Missonnier

2.1. Lors d’une Interruption Médicale de Grossesse
Au cours de la grossesse et après la naissance, un sentiment d’ambivalence
maternelle envers le foetus existe. L’annonce d’une malformation foetale entraîne
généralement l’exacerbation de ce sentiment mais parfois aussi la répression de son
expression. Face au décalage entre l’enfant imaginé4 et le foetus, ce dernier semble
brusquement désinvesti. Source de déplaisir, la femme peut se sentir menacée de l’intérieur,
d’une façon telle que l’issue première semble le rejet du foetus5.
2.2. Le vécu parental et la perte du bébé
La violence face à la mort d’un enfant semble toute aussi forte. Avec la perte de cet
être cher, le parent perd une image de lui-même, l’image de lui-même aimé que l’amour de
l’enfant pour son parent rendait possible. (J.Clerget, 2004).
La loi autorise l’interruption médicale de grossesse. Or certaines femmes, certains
hommes ne s’orientent pas vers cette possibilité. Pour F. Sirol (2000), le souhait de
poursuivre la grossesse pour accoucher d’un enfant vivant dont la vie sera sans doute très
courte, s’inscrit comme l’énoncé d’un voeu inconscient ou préconscient de la mère, celui de ne
pas vouloir exprimer son hostilité pour ses pulsions destructrices au bébé qu’elle porte et
qu’elle protège. A la naissance de l’enfant, l’auteur distingue trois attitudes différentes
selon le destin de ces pulsions :
4 S.Lebovici propose la notion de « bébé imaginé ». Elle regroupe trois aspects :
- Le bébé imaginaire : celui des rêveries diurnes, des désirs conscients de la mère. Il s’élabore dans la petite
enfance : c’est l’enfant volé à la mère, celui du désir incestueux. Il est omnipotent et la projection de la toutepuissance
infantile. (M.Soulé, 1983)
- Le bébé fantasmatique : celui des désirs inconscients de la femme, des conflits infantiles et refoulés de ses
parents, notamment celui de sa mère d’avoir petite fille, un enfant de son père.
- Le bébé mythique : est le bébé des désirs préconscients, voire inconscients. Il renvoie aux fantasmes
transgénérationnels. Il est chargé des références culturelles de la mère et de sa famille. Il constitue la préhistoire
du bébé. (D.Cupa)
Ces différentes « strates » sont intriquées et le « bébé imaginé » les regroupe.
5 Nous nous inspirons du texte de S.Freud, Pulsions et destins des pulsions, et en particulier de la citation :
« Quand l’objet est source de déplaisir, nous ressentons de la répulsion pour l’objet et nous le haïssons ; cette
haine peut s’intensifier jusqu’à devenir penchant à l’agression contre l’objet, intention de l’anéantir
(…) l’élément de haine trouve sa source dans les pulsions d’auto-conservation du moi. »» (S.Freud, 1968, p.182)·
« L’aide à mourir » avec un traitement de confort pour l’enfant
· L’acharnement thérapeutique dans un certain déni des pulsions hostiles envers le
bébé que les parents ont transformées en leur contraire
· L’indécision des parents dans l’incapacité de décider entre le soin à tout prix et le
soin palliatif du nouveau-né.
D. Watkins (1989) décrit le cas d’une femme qui a poursuivi sa grossesse suite au
diagnostic de malformation létale. Trois mois après le décès du bébé, elle présente des signes
de stabilité émotionnelle plus importants que la plupart des patientes ayant interrompu leur
grossesse pour le même type d’anomalies foetales. B. Calhoun, du département d’obstétrique
d’Hawaï publie en 2003 une étude montrant l’alternative concrète et sure que constitue la
poursuite de grossesse dans le cas de malformations foetales létales à la naissance du bébé.
Après l’annonce de l’anomalie du foetus, l’équipe parle de l’IMG et de la poursuite de la
grossesse jusqu’à son terme avec une information conséquente concernant les soins et
l’accompagnement durant cette période. Il en résulte que sur les trente trois sujets qui ont
fait parti du programme de recherche « perinatal hospice », vingt huit ont décidé de
poursuivre leur grossesse. A. Breeze (2006), enrichit ces résultats par la constatation de
l’importance dans ces situations de poursuite de grossesse, du temps donné aux membres de
la famille pour connaître ce bébé et se préparer eux aussi à la mort de celui-ci.
En France, nous pouvons citer les écrits des Drs. A. Yamgnane, gynécologueobstétricienne,
et L. Alvarez, pédopsychiatre, en 2007 et en 2008. Le premier décrit les
raisons invoquées par les couples qui décident de poursuivre leur grossesse en cas de
malformation foetale sévère. Le deuxième met en évidence la nécessité d’une articulation de
l’équipe pluridisciplinaire pour penser les composantes humaines, médicales et éthiques de
chacune de ces situations d’anomalies foetales sévères.

2.3. Le vécu des équipes
L.S. Chitty et al (1996) pointent que les femmes qui décident de poursuivre leur
grossesse dans ces conditions de diagnostic foetal sévère n’ont pas nécessairement bénéficié
d’un accompagnement adéquat. Les équipes et les chefs de service peuvent être réticents
quant à l’accueil d’une demande de soins palliatifs du nouveau-né porteur de handicap lourd
(L. Alvarez, 2008). L’interruption médicale de grossesse semble moins bruyante, plus gérable
au niveau des besoins immédiatement requis. Les projets de soins palliatifs nécessitent plus de
besoins humains et matériels. Ces situations semblent très couteuses pour les équipes qui
peuvent à ce moment-là se diviser (« les pour » et « les contre »). Y a-t-il une crainte de voir
l’acquis de l’interruption médicale de grossesse remis en cause ? Y a-t-il une difficulté pour
investir ces situations où l’idée de la mort est présente dès le départ pour le nouveau-né ?
Qu’est-ce que cela représente pour des soignants de réanimation et de néonatalogie de
« laisser » mourir un de leurs patients ? Qu’est ce que la mort d’un tout petit réactive en
chacun de nous ?

PERSPECTIVES
Cette recherche a pour objectif l’étude du deuil périnatal et des facteurs étayant et
entravant ce travail psychique. Ceci, chez les devenant parents6 qui apprennent en anténatal la
ou les malformations létales de leur foetus, menant à une interruption médicale de grossesse
ou à la poursuite de la grossesse et à l’accompagnement du bébé en soins palliatifs. Les
conclusions de cette recherche nous aideront à l’aménagement de nos pratiques de terrain à la
faveur d’actions préventives contre le deuil pathologique et l’épuisement professionnel des
soignants prenant en charge ces familles, notamment dans le service de gynécologieobstétrique.
Avec une visée exploratoire, ce travail est basé sur l’étude de données qualitatives
auxquelles vont s’associer des données quantitatives. Nous repérerons de façon précise et
détaillée les représentations, les mécanismes psychiques des sujets endeuillés et l’impact
traumatique de l’événement7 pour eux.

6 S. Missonnier
7 De l’annonce à la perte du foetus ou du bébé

Aurore PLAT,
Psychologue clinicienne
Psychomotricienne D.E.

Cabinet médical06.89.03.07.404/6 rue Jeanne d’Arc75013 Paris

BIBLIOGRAHIE
Alvarez L., Parat S., Yamgnane A., Golse B., Beauquier B. et Oucherif S. (2008). La naissance d’un enfant
porteur de pathologie foetale sévère : réflexions cliniques et éthique périnatale, La psychiatrie de l’enfant, 2 (51),
457-479.
Aubert-Godard A. (2008). Des médecins parlent de leur expérience de l’annonce ; l’annonce d’une maladie
grave de l’enfant à ses parents. Neuropsychiatrie de l’enfance et de l’adolescence, 56, 524-529.
______________ (1999). Clinique de la prime parentalité, états et processus in Séchaud E. et al (Eds. Psycho
Sup), Psychologie clinique : approche psychanalytique. Paris : Dunod.
Bhatia J. (2006). Palliative care in the foetus and newborn. Journal of Perinatology, May, 1, 24-33.
Blum H.P. (1976). Masochism, the Ego Ideal, and The Psychology of Women. The Journal Americain of
Psychoanalytic Association, 24, 5, 157-191.
Breeze A.C., Less C.IC., Kumar A., Missfelder-Lobos H., Murdoch E.M. (2006). Palliative care for
prenatallyty diagnosed lethal abnormality. J.Perinatal Neonatal Nur. Jan/Mar; 20 (1), 113-136.
Brétémieux P. (2009). Soins palliatifs chez le nouveau né, comment est-ce possible ? Archives de Pédiatrie, 16,
603-605.
Bydlowski M. (1997). La dette de vie. Itinéraire psychanalytique de la maternité. Paris: Puf.
Calhoun B.C., Napolitano P., Terry M., Bussey C., Hoeldtke N.J.(2003). Journal of Reproductive Medicine,
48, 343-348.
Chabert C. (2009). Il était une fois…. In André P., Chabet C. et al. (Eds. Petite bibliothèque de psychanalyse),
Désirs d’enfant. Paris : Puf, 15-29.
Chitty L.S., Barnes C.A. (1996). For debate: Continuing with pregnancy after a diagnosis of lethal abnormality:
experience of five couples and recommandations for management. BMJ, 313,478-480.
Clerget J. (2004). Un bébé meurt, des parents meurent, douleur du deuil. Spirale, 4 (31), 89-104.
Cupa D., Deschamps-Riazuelo H., Michel F. (2001). Anticipation et Création : l’anticipation parentale comme
oeuvre. Pratiques Psychologiques, 1, 31-42.
Delaisi de Parseval G. (1981). La part du père. Paris : le Seuil.
Fondation de France et la SFAP. (2009). 1ère étude sur les soins palliatifs et leurs représentations sociales.
Freud S. (1917). Deuil et Mélancolie. Métapsychologie. Paris : Gallimard, 145-171 ; (1968)
______ (1917). Pulsions et destins des pulsions. Métapsychologie. Paris : Gallimard, 11-40 ; (1968).
Hanus M. (1994). Les deuils dans la vie. Paris : Maloine ; (2003)
Holzgreve W et Lorenzen. J (1995).Helping parents to grieve after second trimester terminaison of pregnancy
for foetopathic reasons. Fetal Diagnosis and Therapy. Mai-juin, 10 (3), 147-156.
Hughes P., Turton P., Hopper E., Evans C. (2002). Assessment of guidelines for good practice in
psychosocial care of mothers after stillbirth: a cohort study. Lancet, 360,114-118.
Léon I.G. (1996). Conceptualisation psychanalytique de la perte d’un enfant en période périnatale, un modèle
institutionnel. Devenir, 1.
Le Grand-Sébille C. (2004) Anthropologie de la mort périnatale aujourd’hui. Spirale, 4(31), 41-50.
Missonnier S. (2004). L’enfant du dedans et la relation d’objet virtuel. In Missonnier S. Golse B., Soulé M.
(Eds. Monographie de la psychiatrie). La grossesse, l’enfant virtuel et la parentalité. Éléments de
psycho(patho)logie périnatale. Paris : Puf, 119-144.
Missonnier (2009). Devenir parent, naître humain. La diagonale du virtuel. Paris, PUF.
Kestenberg B. (1956). Vicissutude of Female Sexuality. Journal American Psychoanalysis Association, 4, 453-
476.
Korenromp M.J., Page-Christiaens G.C., van den Bout J., Mulder E.J., Visser G.H. (2009). Adjustement to
termination of pregnancy for fetal anomaly : a longitudinal study in women at 4, 8 and 16 months. American
Journal of Obstetric and Gynecology, Aug, 201, (2), 160-167.
Rosolato G. (1982). Fragments. Eléments de l’interprétation. Paris : Gallimard.
Sirol F. (1999). La haine pour le foetus. In Soulé M., Gourand L., Missonnier S., Soubieux M.J. (Eds. A l’aube
de la vie). Ecoute voir…l’échographie de la grossesse. Ramonville Saint-Agne : Erès, 189-215.
Sirol F. (2000). Refus d’interrompre la grossesse. Médecine Foetale et Echographie en Gynécologie, 14, 29-35
Soubieux M.J. (2007). Le berceau vide. Paris : Erès.
Soulé M. , Chiland C. (1983). Les Bons enfants : une perspective optimiste de la dynamique évolutive de
l'enfant / 10e Journée scientifique du Centre de guidance infantile de l'Institut de puériculture de Paris, Paris,
(mars 1982).
Statham H., Solomou W., Chitty L. (2000). Prenatal diagnosis of fetal abnormality: psychological effects of
women in low-risk pregnancies. Baillère’s Clinical Obstetrics nd gynecology, 14, (4), 731-747.
Sumner H.L., Kavanaugh., Moro T. (2006). Extending Pallaitive Care into Pregnancyand the Immediate
Newbord Period. The Journal of Perinatal and Neonatal Nursing, 20 (1), 113-116.
Swendsen J.D., Bourgeois M.L. (1998). Méthodologie et intérêt du cas unique en psychopathologie. Annales
Médico-Psychologiques. 156 (6), 421-425.
Watkins D. An Alternative to terminaison of pregnancy. The Practionner, 233, 990-992.
Winnicott D.W. (1956). La préoccupation maternelle primaire. In De la pédiatrie à la psychanalyse. Paris :
Payot, 168-174.
Yamgnane A., Parat S., Dreuzy P. de, Alvarez L., Hubert P., Roegiers L.,Dumez Y. (2007), Des soins
palliatifs en maternité pour les couples qui se refusent à l’interruption médicale de grossesse après l’annonce
d’une anomalie foetale mettant en jeu le pronostic vital néo-natal ou induisant un handicap très sévère, poster
présenté au Congrès de la Société française de pédiatrie, 13 au 16 juin 2007, Rouen.
Yoa S.N., Cottraux J., Note I., De Mey-Guillard C., Mollard E., Ventureyra V. (2003). Evaluation des états
de stress post-traumatique : validation d’une échelle, la PCSL. L’Encéphale, XXIX, cahier 1, 232-238.

Sites internet :
Froedtert & The Medical College of Wisconsin. (2009, May 21). Overview of Fetal Concerns Program. In
Fetal Concerns Program. Retrieved January 15, 2010, from Children’s Hospital of Wisconsin web side: http://
www.chw.org/display/PPF/DocID/32796 /Nav/1/router.asp

Missonnier S. (2005, March 7). La relation d’objet virtuel et la parentalité ingénue. In Psychologie. Retrieved
January 10, 2010, from Observatoire des mondes numériques en sciences humaines web side : http://
www.Omnsh.org



 

Commentaires

Laurianne
Posté le Vendredi 21 Juin 2013 à 11:55:07

Bonjour, c'est un super sujet de recherche, vraiment intéressant. Je pense orienter mon mémoire Pro dans cette direction également, ou sur le thème du déni de grossesse, et du vécu de la part des parents, mais également de l'enfant victime... m'enfin, c'est une population qui reste difficile à approcher.
A bientôt

Laisser un commentaire

 Suivez nos actus

Participer a une étude

Etude sur les parents éprouvant des difficultés avec leurs enfants pendant l'adolescence
Dans le cadre de mon master de recherche, je cherche à contacter des couples qui se disent en grande difficulté à cause de leurs enfants adolescents. L'idée est de réfléchir à des contacts autour de vous, de prèt ou de loin qui se plaignent de violences de la part de leurs adolescents (insultes, agréssivité..).
(Adolescent entre 11 et 18 ans environ)
Demander à participer

Demander à ajouter une étude