Fiche qui définit la position schizoparanoide de M. Klein
La position schizo paranoïde, selon Mélanie Klein
Introduction
Selon M. Klein, il existerait dés la naissance un moi capable d’éprouver de l’angoisse, d’employer des mécanismes de défense et d’établir des relations primitives d’objets. Selon l’auteur, le bébé dès le début de la vie lutte entre la pulsion de vie et la pulsion de mort. Cette coexistence va forcer le Moi faible du bébé à gérer l’angoisse suscitée par le conflit.
La position schizo-paranoïde concerne le premier semestre de vie, soit au cours du stade sadique anal et du stade sadique oral, décrit précédemment par ABRAHAM.
Un moi capable d’éprouver de l’angoisse
Dans la position
paranoïde-schizoïde, l'angoisse qui prédomine à ce stade est que le persécuteur
ne détruise à la fois le moi (self) et l'objet idéalisé. En effet, M. Klein
décrit une grande avidité de la part de l’enfant. Il aurait envie de prendre à
l’intérieur, du ventre maternel, ce qu’il considère comme la source de tout ce
qu’il y a de bon .Ceci créer en retour l’angoisse qu’on lui fasse subir la même
chose( par des punitions maternelles d’attaques, de morsures et de
morcellements dans le but de reprendre ce qui lui a été volé).. C’est ce
que l’on peut appeler l’angoisse de persécution. En réalité, l’enfant a
peur d’être dévoré pour avoir lui-même voulu dévorer le sein maternel. Il se
sent persécuter, et interprète tout malaise intérieur ou frustration comme
venant de la mère.
Un moi capable d’employer des mécanismes de défense
Selon M. Klein l’enfant va se protéger de cette angoisse par la maitrise de ces fantasmes, grâce à des mécanismes de défenses archaïques:
Le clivage c'est un processus par lequel le moi peut se scinder pour faire face à une réalité dangereuse ici il tend à séparer les bonnes et mauvaise partie de l’objet.
L’introjection opération psychique qui permet au sujet de localiser à l'intérieur ce qui se situe en fait à l'extérieur. La tendance naturelle est d'introjecter les bons Objets à l'intérieur de soi pour fortifier son Moi.
La projection c'est une opération psychique qui permet au sujet de localiser à l'extérieur ce qui se situe en fait à l'intérieur de lui. Il attribue donc à une autre personne les affects dont il ne peut se protéger et qu'il refuse de reconnaître en lui-même.
Identification projective L'enfant se projette fantasmatiquement à l'intérieur de la mère pour y exercer sa toute-puissance (elle aussi fantasmée) : possession voire destruction du corps de la mère, contrôle des objets précédemment projetés dans la mère (pénis du père, autres enfants...).
Le clivage permet à l’enfant de conserver un bon sein qui le rassure et grâce a l’introjection il aura tendance à le mettre à l’intérieur de lui pour conserver le bon sein. L’introjection, est un mécanisme très important car il protège le moi contre le besoin de l'objet, puis contre la dépendance et vise à restaurer son équilibre interne, puis son autonomie.
De plus le clivage permettra à l’enfant de canaliser son agressivité en la projetant sur le mauvais sein (projection), et de tenir ainsi éloigné les objets destructeurs. Le clivage est un système très protecteur, car la bonne mère permet de le protéger de tous les mouvements d’agressivité. Et la mauvaise mère est le support de son agressivité. A la représentation clivée de la mère répond une représentation de lui-même scindé en deux :le bon bébé, qui est plein d’amour, de gratitude envers sa mère ,et le mauvais bébé, qui est plein d’agressivité et d’envie.
Un moi capable d’établir des relations primitives d’objets.
Les premières expériences du nourrisson avec sa mère constituent pour lui sa première relation d’objet. Il s’agit d’une relation à un objet partiel (correspond a une partie de la personne ou a un symbole de celle-ci), car les pulsions orales du bébé sont dirigées uniquement vers le sein de la mère. De part le clivage le sein est senti comme bon ou mauvais en fonction des expériences de gratification ou de frustration.
Le sein est vu comme nourricier «parce qu’il représente pour le nourrisson quelque choses qui possède tout ce qu’il désire ; il est source inépuisable de lait et d’amour (…) Ainsi il est le premier objet à être envié par l’enfant.
A l’opposé, Le sein qui le prive » est ressenti comme mauvais, comme s’il gardait pour son propre compte le lait, l’amour et les soins qui se trouvent associés au bon sein. L’enfant se met à haïr et à envier ce sein avare »
Finalement, l’enfant tourne vers le corps de sa mère tout ses désirs libidinaux, mais à cause de sa frustration, de l’envie et de la haine, il dirige aussi toutes ces pulsions destructrices.
En conclusion
Les bonnes expériences doivent être plus fréquente que les mauvaises ce qui permet a l’enfant, par le biais de l’objet idéalisé, de se concevoir comme une unité. Dans le cas contraire, par le biais de l’objet persécuteur, l’enfant va d’être enclin à des angoisses d’anéantissements et de morcellement. C’est pourquoi le non dépassement de cette position peut aboutir à une non unification du moi et à des psychoses graves.
Vers le 6éme mois, l’enfant passera par la position dépressive, se rendant compte de l’ambivalence de l’objet il va développer une culpabilité envers ses attaques agressive, il voudra donc réparer l’objet. C’est dans cette position que l’enfant prend un peu plus conscience de la réalité.
M. Klein ayant évolué dans sa pensé, on considère aujourd’hui ces positions comme renvoyant davantage à des états momentanés d'organisation du moi, subissant des fluctuations incessantes. De plus ces conflits de la première année ne serait jamais tout à fait élaboré, et se réactualise de part les événements de la vie.
.Publié le 23/03/2010 Par Cindy


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Mardi 23 Mars 2010

